Captivant Bruno Bini

L’invitation était originale « Promenade avec l’équipe de France féminine », la conférence fut innovante et captivante. Le 17 décembre dernier, à la maison des bénévoles du sport Drôme-Ardèche à Valence, Bruno Bini, le sélectionneur de l’équipe de France A féminine, a confirmé qu’il était bien un atypique dans le football. « Je suis plus un accompagnateur, un petit vendeur de rêves qu’un sélectionneur » a-t-il confié en préambule. « Je ne sais faire que de petites choses ». Mais celles-ci semblent suffisantes puisque l’équipe de France féminine s’est brillamment qualifiée pour le prochain mondial, après un parcours remarquable. Bruno Bini, au travers son intervention bâtie comme ses causeries d’avant match, a su distiller à l’assistance fournie, de nombreux messages. «J’attache une grande importance aux mots, à tous les maux » a-t-il confié en préambule aux nombreuses personnes ayant répondu favorablement à l’invitation de l’amicale des éducateurs de football Drôme-Ardèche. Au fil de son intervention il a révélé :

-         qu’il ne parlait pas foot le jour même des rencontres.

-         que trois choses étaient obligatoires : ne sauter aucun repas, s’entraîner avec des protèges tibias et chanter la marseillaise

-         qu’un journal des Bleues était concocté lors de chaque rassemblement. Il comprend en autre des textes de divers auteurs (Pagnol, Jean de la Fontaine, Coelho etc…). « C’est mon staff invisible » a-t-il confié avec humour. On y trouve également le message du jour « celui-ci ne contient jamais le mot espérer car quand on l’emploi c’est que l’on n’est pas sur de soi ».

Bruno Bini a aussi, bien entendu, parlé du :

-         projet de vie : « Il a été fait à 95 % par les joueuses lors du match que nous avions disputé à Valence face à la Russie.  Il est basé sur des valeurs simples fédératrices : respect, travail, solidarité, convivialité, amitié, tolérance, et rêve. Il faut bien vivre ensemble pour bien jouer ensemble ».

-         et du projet de jeu. «J’ai pris le contre-pied de tout le monde. Ce qui m’intéresse c’est la maitrise individuelle, la maitrise collective, la possession et la conservation du ballon en jeu court, l’aide au porteur, la volonté d’éviter les duels etc.. La qualité première de mon équipe c’est qu’elle sourit  à la vie et au jeu. Les joueuses lorsqu’elles viennent en équipe de France doivent avoir toujours la même envie, le même sourire, comme la première fois ».

Cette conférence suivie avec intention, et auquel Bruno Bini a fait participer activement les participants, s’est terminée par une remise de produits locaux au sélectionneur, et par l’attribution du challenge Georges Boulogne à Philippe Péalat, le président de l’amicale Drôme-Ardèche. Le verre de l’amitié a mis un terme à cette sympathique soirée.

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